ETAPES DE LA CULTURE

           

Tout ceci n'est donné qu'à titre indicatif. D'autre façons de procéder sont  certainement possibles

          1. Préparer le mycélium

   le mycélium a été obtenu soit sous forme solide soit sous forme liquide ( Voir culture du mycélium). La forme liquide récente est préférable. Elle est plus "plastique" et plus "active". On aura donc intérêt à forcer les cadences de production de mycélium en février.
On remarquera que les oïdies et les conidies du mycélium de morille (toutes variétés confondues) germent à une température   supérieure à   + 5°c , en général.

  Il faut maintenant réveiller le mycélium:
  Deux ou trois jours avant de disperser le mycélium sur le terrain on le mélangera dans un récipient à du jus ou de la compote de pomme  et on placera le tout dans un local tempéré (10-15°C). Mettre une une bonne mesure de mycélium.

   Après ce délai de deux jours, ou davantage, on préparera le liquide à répandre en quantité dans de grands récipients:
  A titre indicatif:
   Pour 10 litres prévoir 4 kg de compote, 5 litres d'eau, une poignée de chaux, une poignée de terre argilo-calcaire, une poignée de cendre de bois et  le mycélium déjà préparé.  Mélanger le tout de façon très homogène.

 .      2. Le répartir sur le terrain

  Bien répartir le liquide, par le moyen qui vous paraîtra le plus adapté, de façon régulière sur toute la surface d'un sol bien humide, après une bonne pluie, par exemple;  2 litres par m²  environ suffisent.

  Pour ménager des endroits où le mycélium pourra trouver un bon ancrage on peut, auparavant, faire de petites entailles dans le sol avec un outil quelconque.(2 à 4 cm)

  On peut aussi envisager d' utiliser de grands volumes de liquide et de noyer le terrain , avec une proportion de compote plus faible (10 % peut-être). Cela apporterait probabement encore suffisamment de principes nutritifs.                                                 

    3. Choisir la date

   Il est inutile de répandre trop tôt le mycélium sur  l'emplacement  de culture choisi. Cela ne servirait qu'à nourrir les fourmis, les nématodes ,limaces,acariens,cloportes et autres "animalcules" qui en sont friands., Des températures trop fraîches ne sont pas favorables au développement rapide de ce mycélium. Les pluies pourraient le disperser. On attendra la fin de l'hiver.Toutes mes expériences confirment que  seules les mises en place tardives  du mycélium donnent de bons résultats.Chaque année cette intuition se trasforme un peu plus en conviction. 

  Le moment le plus favorable me paraît être :  lorsque la température se radoucit mais qu'il y a encore des gelées nocturnes, entre le 20 février et le 10 mars, par une journée plutôt douce, après une bonne pluie et s'il est prévu un ou deux jours doux et sans précipitations ( et, mieux encore, sans vent).   Ici,  il faut faire appel à un "devin-météorologue"   

  Les conditions  climatiques doivent permettre à ce mycélium de se développer et de s'implanter rapidement pour occuper le terrain (voir chap: principe). Ces conditions climatiques varient  considérablement d'une année sur l'autre. Certaines années on aura intérêt à répandre le mycélium plus tôt, d'autres plus tard. Il faut être un peu prévisionniste. L'expérience m'incite à croire que le choix le plus adapté est une dispersion  tardive (1er au 10 mars), sur le terrain, d'un mycélium obtenu récemment en milieu frais. On peut répartir les risques en échelonant l'implantation du mycélium sur deux ou trois dates, par exemple 20 février, 1er  et 10 mars. Je testerai même la date du 15 mars. Les implantations précoces (avant février) ont  rarement donné des résultats.

 

           4. recouvrir

    Une fois ces opérations réalisées il convient de couvrir le terrain d'une légère couche de feuilles, bien répartie sur deux à quatre centimètres d'épaisseur environ.  Comme le précise le baron d'Yvoire, il faut proscrire  les feuiles trop lourdes ou volumineuses( comme celles du platane et bien d'autres). Exclure aussi celles qui se décomposent trop rapidement (tilleul par exemple) ou celles qui deviennent molles et collantes sous l'effet de la pluie. Préférer des feuilles sèches d'orme, de frêne, de chêne, de marronnier,de charme ...etc. On peut les conserver dès l'automne dans un endroit à l'abri de la pluie et de la fermentation.
   Elles favorisent, au niveau du sol, un climat abrité des excès de vent  et des précipitations directes tout en permettant une certaine aération. Elles laissent pénétrer l'eau et, en partie, la lumière. Elles maintiennent l'humidité.

   Cette couche de feuilles  doit être recouverte de brindilles légères mais d'un poids suffisant pour résister au vent.
   Il faut  enlever une partie de ces feuilles avec délicatesse une ou deux semaines avant la date prévue de l'apparition des premières morilles (espérées). Peut être pourrait-on remplacer ces feuilles par une autre couverture, un autre matériau. Mais quel en serait l'intérêt...( surtout esthétique)?

            5. Arroser  régulièrement

 En  tout temps, qu'il fasse chaud ou froid et même s'il gèle, arroser le terrain une ou deux fois par jour. Par temps ordinaire de saison un bref arrosage en pluie fine, une à deux minutes environ, sur toute la surface utile, suffira. Cela permettra d'augmenter l'humidité ambiante. Mais  si le temps est sec augmenter nettement les doses. Le délavage du substrat est probablement un facteur favorable à la formation des tissus ascogènes et à la formation des ascospores.

           6. Surveiller

                              - D'abord le climat et la végétation

 

 

                 Il faudrait affiner suivant les variétés de morille. Cette liste concerne  surtout la variété  vulgaris  , morille commune, plutôt précoce.

 

                       - Ensuite ..........   les limaces     

                             Déjà,   elles attaquent!!!

                Malgré le respect qui est dû à ces animaux, je répands quelques granulés çà et là. A eux de juger s'ils veulent ou ne veulent  pas en absorber.

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