LE TERRAIN 

 

           Le meilleur terrain est celui où l'on a récemment trouvé des morilles ou, si on ne veut pas mélanger les expériences, un terrain assez proche et présentant les mêmes caractéristiques mais non  encore reconnu comme productif. Il est plus prudent, si on le peut, de cultiver l' espèce indigène bien que ce ne soit pas indispensable. Non loin d' une station de rotunda j' ai obtenu vulgaris, crassipes et même costata (espèce semble -t-il assez peu éxigeante, mais souvent à proximité d'un ancien feu, de cendres ). 

Profil du sol::                             

  Une pente légère semble favorable. Elle permet un bon écoulement de l'eau tout en prolongeant la présence d'humidité dans la partie basse. L'eau de pluie doit pouvoir pénètrer et demeurer quelque temps mais il faut un bon drainage.

  De petites cuvettes, sortes de cratères, disposées sur une pente de 2 à 10% , favorisent des noyades temporaires avec un bon ressuyage sans dispersion excessive du mycélium.

Un système de terrasses? ou de "tôle ondulée ?

Exposition:

 Il faut trouver le bon ensoleillement. Un peu de soleil direct est nécessaire. Les sites trop ombragés ou trop frais sont à écarter. ll faut privilégier les sites qui se réchauffent facilement au printemps, ni noyés ni trop rapidement désséchés et qui conservent une bonne humidité atmosphérique. ce sont souvent des endroits abrités mais bien orientés.

 Une lisière humide, aérée, bien abritée des vents secs (d'Est en Aquitaine) et suffisamment ensoleillée convient souvent.

 Choisissez votre emplacement en mars ou septembre, époques de l'année où certains espaces d'ombrage et d'ensoleillement changent très rapidement et pour plusieurs mois. Peut -être est-il intéressant de repérer les espaces ombragés pendant tout l'hiver qui recoivent leur premier soleil début mars. 

    

 

 Nature et composition du sol: (très sommairement)

  Toutes les variétés préfèrent une terre peu lourde, plutôt perméable mais avec une bonne capacité à retenir l'humidité (un peu d'argile peut-être).

 Il faut éviter un excès d'humus. Une base de terre calcaire semble indiquée pour vulgaris, rotunda, crassipes , du sable pour spongiola; probablement une couverture acide pour conica.

 ll faut éliminer l'excès d'herbes et de feuilles.  Une bordure de chemin de terre, une lisière avec de la terre apparente et une légère couche de feuilles sèches sont favorables. Une plate-bande retournée, à mi-ombre avec une légère couverture de feuilles fera aussi l'affaire.

 

  HABITAT DES MORILLES SELON QUELQUES AUTEURS (à compléter)

   ROTUNDA:
  -terrains sablonneux, haies, parcs, lisières des forêts. (Boudier) 
  -orée des bois, haies, parcs    (Kleijn)
  -Lisière des bois, au voisinage des frênes et des ormes. terrain sablonneux ou argilo-sableux ph 6-8 (Delmas)
  - haies et lisières des bois dans les terrains argileux. (L. Rolland)


  VULGARIS:
  -très répandue. préfère les endroits argileux. (Boudier)
  -bois, lisières, clairières, parcs, jardins, vergers. sols calcaires. (Delmas)
  - bois argileux. (L. Rolland) 

  HORTENSIS:

  -partout en France, jardins, parcs, serres, terrains très fumés et même terreau. (Boudier)
 - serres, jardins, terrains fumés. (Delmas) 

   CONICA:
  -en montagne sous les bois d'arbres verts, plus rarement en plaine sous les mêmes arbres. (Boudier) 
  -de montagne et de climat continental, conifères, paturages, sols granitiques PH 6. (Delmas) 

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